Le Carnaval Romain

Le Carnaval de Rome est issu de la fête antique des Saturnales qui célébrait le solstice d’hiver, en organisant amusements publics, rites orgiastiques, sacrifices, danses avec présence de masques. Nous retrouvons sa trace à partir du Xe siècle,  lorsque ce rituel se déroulait sur le mont Testaccio dans le but de faire revivre l’ancienne fête romaine. 20130122_131845

Le Carnaval romain comptait traditionnellement de nombreux tournois et courses quand en 1462, avec l’élection au pontificat du pape vénitien Paul II, fut réalisé sur la via del  Corso la course des chevaux  barberi. Cette dernière était l’évènement principal avec les défilés de masques avec batailles de confetti et bouquets, cependant successivement Charles Dickens nous conte aussi la course aux chandelles.

Cette cours des barberi  était une compétition hippique qui  trouve son origine dès le moyen âge, selon le témoignage de Dante Alighieri. Les chevaux apeurés par des fouets, puis des feux d’artifices étaient regroupés sous l’obélisque de place du Peuple et admirés des tribunes par les puissants de la ville. Les balcons du corso pullulaient de spectateurs  lançant fleurs et dragées aux passants et hissant des brocarts. Les moins chanceux étaient contraints de s’amonceler sur les flancs de la colline du Pincio.  Juste avant le départ, les garçons d’écurie rencontraient une grande difficulté pour retenir  ces chevaux, excités et gênés par des boules de poix épinglées sur leurs croupes. Les traces dans les écrits d’artistes et de voyageurs laissent à supposer qu’on accourait nombreux à Rome, pour assister à cette course jusqu’à l’unité d’Italie lorsqu’en 1874, Victor Emmanuel II décida d’abolir définitivement cet évènement, à cause de la mort d’un jeune garçon.

Le personnage le plus célèbre lors des défilés était Rugantino.  Issu du théâtre romain, il personnifie un personnage typiquement romanesco (« romain » en dialecte) vivant dans le quartier Trastevere. Connu pour sa  rapidité, autant avec les mots qu’avec un couteau, ce jeune garçon reste tout de même bon et aimable sous son arrogance et insolence notoires.

A ne pas manquer : le traditionnel Carnaval romain  avec au programme spectacle de rues, défilés équestres essentiellement sur la place Navone et la place du Peuple.

 

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