Recette des « Frappe » du carnaval

Équivalents des Merveilles ou oreillettes du sud de la France, à Rome on les déguste durant la période du carnaval, tout comme les castagnole.

Ingrédients :

20130131_231000500 g farine

100 g beurre

3 œufs

3 c à s de sucre

une pincée de sel

1 petit verre à liqueur de rhum ou de  grappa

huile d’arachide ou de maïs

Pétrir la farine avec les œufs, le beurre ramolli, le sucre, une pincée de sel et ajouter le petit verre  de liqueur

Travailler bien le pétrissage et étendre la pâte de manière fine et mince. Couper la pâte en bandelettes avec une roulette dentelée pour former les « frappe »

Frire les « frappe » dans une quantité abondante d’huile chaude, les essorer sur du papier absorbant et pulvériser les  avec du sucre glace.

Le Carnaval Romain

Le Carnaval de Rome est issu de la fête antique des Saturnales qui célébrait le solstice d’hiver, en organisant amusements publics, rites orgiastiques, sacrifices, danses avec présence de masques. Nous retrouvons sa trace à partir du Xe siècle,  lorsque ce rituel se déroulait sur le mont Testaccio dans le but de faire revivre l’ancienne fête romaine. 20130122_131845

Le Carnaval romain comptait traditionnellement de nombreux tournois et courses quand en 1462, avec l’élection au pontificat du pape vénitien Paul II, fut réalisé sur la via del  Corso la course des chevaux  barberi. Cette dernière était l’évènement principal avec les défilés de masques avec batailles de confetti et bouquets, cependant successivement Charles Dickens nous conte aussi la course aux chandelles.

Cette cours des barberi  était une compétition hippique qui  trouve son origine dès le moyen âge, selon le témoignage de Dante Alighieri. Les chevaux apeurés par des fouets, puis des feux d’artifices étaient regroupés sous l’obélisque de place du Peuple et admirés des tribunes par les puissants de la ville. Les balcons du corso pullulaient de spectateurs  lançant fleurs et dragées aux passants et hissant des brocarts. Les moins chanceux étaient contraints de s’amonceler sur les flancs de la colline du Pincio.  Juste avant le départ, les garçons d’écurie rencontraient une grande difficulté pour retenir  ces chevaux, excités et gênés par des boules de poix épinglées sur leurs croupes. Les traces dans les écrits d’artistes et de voyageurs laissent à supposer qu’on accourait nombreux à Rome, pour assister à cette course jusqu’à l’unité d’Italie lorsqu’en 1874, Victor Emmanuel II décida d’abolir définitivement cet évènement, à cause de la mort d’un jeune garçon.

Le personnage le plus célèbre lors des défilés était Rugantino.  Issu du théâtre romain, il personnifie un personnage typiquement romanesco (« romain » en dialecte) vivant dans le quartier Trastevere. Connu pour sa  rapidité, autant avec les mots qu’avec un couteau, ce jeune garçon reste tout de même bon et aimable sous son arrogance et insolence notoires.

A ne pas manquer : le traditionnel Carnaval romain  avec au programme spectacle de rues, défilés équestres essentiellement sur la place Navone et la place du Peuple.

 

Le café, un art de vivre

Le café est le rituel quotidien du romain. Dès qu’il rencontre un proche, on entend régulièrement « Hai preso il caffè » ? Résultat il en consomme de nombreux par jour, voilà pourquoi c’est la quantité d’un dé à coudre ! Même dans une cuisine super équipée, il n’y a que la vieille cafetière Moka Bialetti qui le satisfait.

Pas moins de 50 types de cafés existent au bar. Entre le corretto (ajout de liqueur d’anis étoilé sambuca), al vetro (dans un petit verre), shakerato, ristretto, on s’y perd !

Le café Sant’Eustachio reste incontournable. Fondé en 1938, la déco n’a pas changé ! Levez le nez pour ne pas rater la collection d’anciens mokas, de vieux moulins à café….Poussez derrière le comptoir pour voir la salle de torréfaction…Repérez les plaques rajoutées sur les machines à café pour ne pas divulguer le savoir-faire des serveurs…Et oui, c’est tout un art. Il ne faut pas tasser le café, fermer le percolateur d’y certaine manière…

Les frères Raimondo et Roberto utilisent le café du commerce équitable en l’achetant à des organisations no profit, comme par exemple l’organisation italienne Altromercato. Etant un produit qui change de forme naturelle des douzaines de fois dans l’année, à cause de certaines variables qui l’influencent (le climat, les saisons, la récolte) ; les caractéristiques de chaque café, amalgamé dans un mélange artisanalement torréfié et sans traitements de conservation, soulignent les qualités du café.

A goûter l’hiver, la monachella (café, chocolat, chantilly) ou encore l’été le Romeo e Giuletta (mélange savoureux de crème de café et crème chocolat…

Le site en français afin de recevoir les produits partout dans le monde Sant’Eustachio

Cette institution est en compétition avec la Tazza d’oro, Via degli Orfani, 84 non loin de là …A vous de juger !

Café Sant’Eustachio – Piazza Sant’Eustachio, 82. Ouvert de 8h30 à 1h du matin.

D’autres adresses où succomber à un buon caffè dans des cadres pittoresques ou trendy :

Antico Caffè Greco, via dei Condotti, 86. Le plus ancien café de Rome, crée en 1760, il a vu défiler de nombreux intellectuels parmi lesquels Stendhal, Goethe,  Liszt,  Berlioz,  Welles, Schopenhauer…etc

Caffetteria Bistrot al Chiostro del Bramante, Via Arco della Pace 5. Pour la beauté du lieu, cloître de la Renaissance

Caffè Ciampini, piazza San Lorenzo in Lucina 29. Pour croiser les italiens habillés en Fendi et Valentino.

Angelina Caffè, via Poli 22-27. Très bon Tiramisù !

Zoc, via delle Zoccolette 22

Coromandel, via di Monte Giordano 60-61

Bar San Callisto, piazza San Callisto. Terrasse où l’on rencontre toutes les classes sociales, Marcello y fait les mêmes prix depuis des années… Dépaysement garanti !

Antico Caffé del Brasile, Via dei Serpenti, 23

Café Trombetta, Via Marsala 46/48

N.b : La cafetière moka, devenue un objet design exposé dans des musées d’art moderne, est une cafetière à expresso pour cuisinière. Elle fut brevetée par Alfonso Bialetti sous le nom de Moka Express en 1933.

Passer la Saint Valentin à Rome

Outre passer un week-end à Rome en amoureux, il faut aussi connaître l’origine de cette fête, devenue certes on ne peut plus commerciale.

Le 15 février, les Romains sous l’antiquité célébraient le dieu Faunus Lupercus, lors d’une grande fête païenne dédiée à l’amour et à la fécondité. Pour contrer ce culte, parfois débauché, le Pape Gélase Ier, en 495, décida de le fêter plus solennellement. Ainsi fut supprimée progressivement cette fête païenne.

Une confusion entre différentes légendes médiévales a fait devenir, Saint Valentin, patron des amoureux. Selon un de ces récits, Valentin, évêque de Terni, unit en mariage la chrétienne Serapia et le centurion romain Sabino: les parents de la jeune fille s’opposèrent aux épousailles, cependant on découvrit qu’elle était gravement malade. Le centurion appela Valentin au chevet de la mourante et il lui demanda de n’être jamais séparés : l’ecclésiastique le baptisa et les maria, mais tous deux moururent brutalement.

Le crâne de Saint Valentin est  exposé dans la Basilique Sainte Marie in Cosmedin à Rome, plus connue pour accueillir en son portique la bouche de la vérité. En réalité, il s’agit des reliques d’un saint homonyme, mais les touristes amoureux aiment y déposer des billets doux.

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Où se régaler sur le pouce ?

Pour changer des traditionnels trattorias et restaurants… Voici les meilleures adresses de la capitale italienne où déguster une gastronomie simple mais goûteuse, même sur le pouce !

POUR DEJEUNER (par quartier)

♥ Pizza al taglio

Pizza à la coupe que vous payez au poids, mais vous pourrez également y découvrir les supplis et autres « fritti »
**Pizzarium** via della Meloria, 43 (Vatican)
**Pizzeria di Sforza Piero** via Celimontana, 17 (Colisée)
**La Boccaccia** via di Santa Dorotea, 2 (Trastevere)
** Pizza Florida** Via Florida, 25 (Panthéon)

♥ Tavola calda

Des plats chauds, sous forme de self-service vous seront proposés.
**Bar Tavola Calda La Licata** via dei Serpenti, 165 (Colisée)
**Forno Feliziani** via Candia, 61 (Vatican)
**Caffe Torino / Bar Tavola Calda** via Torino, 40 (Villa Borghèse)
**Tavola calda da Simone e Mirella** via Di Ripetta, 257 (Place d’Espagne)


 POUR DINER (par quartier)

♥ Aperitivo

Le principe de l’apéritif n’a rien à voir avec notre pastis national, même si ce concept vient de l’Italie septentrionale. Entre 19h et 21h, on vous proposera un large buffet, accompagné d’un verre. Tarifs entre 10 et 15 €. Par ordre décroissant, selon les quartiers les plus vivants :
**Pastificio Cerere** via Tiburtina, 196. Cocktails du mardi au vendredi délicieux ! (San Lorenzo).
**Enoteca Ferrara** angle entre via del Moro, 1 et piazza Trilussa, 41 (Trastevere)
**Doppio Zero** via Ostiense, 68 (Garbatella)
**Periodico Cafè** via Leonina, 77 (Colisée)
**Cul de Sac** piazza Pasquino, 73 (place Navone)

♥ Oenothèques

Les plats de fromages et charcuteries seront un régal pour découvrir les vins italiens. Vous n’aurez que l’embarras du choix parmi les rouges Nero d’Avola Chiaramonte, Refosco, Lagrein et les blancs Ribolla gialla, Falanghina, Greco di tufo…
**Oenothèque Pentagrappolo »** via Celimontana, 21B. Fermé le lundi. (Colisée). Demandez Simone, vous n’en serez que mieux reçu.
**Vino Allegro** piazza G.T. Arquati, 114 (Trastevere). Ouvert tous les jours.
**La Barrique** via del Boschetto, 41/b (Ste Marie Majeure/Termini)
**Il Goccetto** via dei Banchi Vecchi, 14 (place navone)
**Casa Bleve** via del Teatro Valle, 48/49 (place navone)