Pourquoi Rome ?

Souvent les visiteurs me demandent pourquoi j’ai choisi Rome. Voici quelques explications pour vous prouver que ce n’est pas que pour le soleil !
A Rome 1.469,17 ha (dont 38,9 ha correspondent au Vatican) sont répertoriés par l’Unesco dans la célèbre World Heritage List.

Le centre historique, inclus dans les murs auréliens, ne comprend pas moins de 25.000 lieux d’intérêt historique, archéologique et environnemental.

Pensez aussi aux souterrains : 120 lieux visibles, et tout n’a pas été fouillé: imaginez  20 mètres de stratification pendant 2800 ans d’histoire.
Rome est la ville avec le plus de monuments au monde, et par m2 !

Et puis on peut se rendre à la mer en une demi-heure ou se délasser dans les nombreux parcs …. Là aussi, les capitales européennes n’ont qu’à bien se tenir : 7680 ha d’espaces verts en comptant la banlieue et 1055 ha dans le centre ! Pour en profiter, je vous conseille le parc Celimontana, Doria Pamphilj et bien sûr Villa Borghèse.
Mais pour ceux qui voudraient la vraie campagne, il suffit de rejoindre la via appia antica, à 5 km du cœur de la ville, pour voir moutons, fermes et ruisseaux.

Difficile de faire des choix !
A ne pas manquer le quartier Trastevere (autour de Santa Cecilia), les rues autour de place Navone (via dei coronari et via governo vecchio), via appia antica, via Margutta et la Villa Médicis, les collines de l’Aventin et du Célius.

Sans oublier le farniente, la dolce vità et la chaleur des habitants qui séduisent 30 000 français expatriés. Il existe un humour proprement romain, des traditions vivantes (on parle encore le dialecte romain !) et une vie de quartier qui vous transportent dans une ambiance des villages italiens du sud.

Je mentirais de ne pas vous avouer que la gastronomie m’a comblée aussi. Évidemment, les romains ne cuisinent pas uniquement les pizzas et les pâtes. Goûter les stracetti e rucola, saltimbocca alla romana, etc..voir en détail : Que commander au restaurant

Pour les amateurs de montagne, les premières pistes sont à 1h30 de Rome, alors quand venez – vous vous installer ici ?

L’humour romain le voilà, à regarder avec les sous-titres et au troisième degré !

Paris vs Rome centre historique

Paris vs Rome Espaces verts

Paris vs Rome les espaces verts 2

 

Le café, un art de vivre

Le café est le rituel quotidien du romain. Dès qu’il rencontre un proche, on entend régulièrement « Hai preso il caffè » ? Résultat il en consomme de nombreux par jour, voilà pourquoi c’est la quantité d’un dé à coudre ! Même dans une cuisine super équipée, il n’y a que la vieille cafetière Moka Bialetti qui le satisfait.

Pas moins de 50 types de cafés existent au bar. Entre le corretto (ajout de liqueur d’anis étoilé sambuca), al vetro (dans un petit verre), shakerato, ristretto, on s’y perd !

Le café Sant’Eustachio reste incontournable. Fondé en 1938, la déco n’a pas changé ! Levez le nez pour ne pas rater la collection d’anciens mokas, de vieux moulins à café….Poussez derrière le comptoir pour voir la salle de torréfaction…Repérez les plaques rajoutées sur les machines à café pour ne pas divulguer le savoir-faire des serveurs…Et oui, c’est tout un art. Il ne faut pas tasser le café, fermer le percolateur d’y certaine manière…

Les frères Raimondo et Roberto utilisent le café du commerce équitable en l’achetant à des organisations no profit, comme par exemple l’organisation italienne Altromercato. Etant un produit qui change de forme naturelle des douzaines de fois dans l’année, à cause de certaines variables qui l’influencent (le climat, les saisons, la récolte) ; les caractéristiques de chaque café, amalgamé dans un mélange artisanalement torréfié et sans traitements de conservation, soulignent les qualités du café.

A goûter l’hiver, la monachella (café, chocolat, chantilly) ou encore l’été le Romeo e Giuletta (mélange savoureux de crème de café et crème chocolat…

Le site en français afin de recevoir les produits partout dans le monde Sant’Eustachio

Cette institution est en compétition avec la Tazza d’oro, Via degli Orfani, 84 non loin de là …A vous de juger !

Café Sant’Eustachio – Piazza Sant’Eustachio, 82. Ouvert de 8h30 à 1h du matin.

D’autres adresses où succomber à un buon caffè dans des cadres pittoresques ou trendy :

Antico Caffè Greco, via dei Condotti, 86. Le plus ancien café de Rome, crée en 1760, il a vu défiler de nombreux intellectuels parmi lesquels Stendhal, Goethe,  Liszt,  Berlioz,  Welles, Schopenhauer…etc

Caffetteria Bistrot al Chiostro del Bramante, Via Arco della Pace 5. Pour la beauté du lieu, cloître de la Renaissance

Caffè Ciampini, piazza San Lorenzo in Lucina 29. Pour croiser les italiens habillés en Fendi et Valentino.

Angelina Caffè, via Poli 22-27. Très bon Tiramisù !

Zoc, via delle Zoccolette 22

Coromandel, via di Monte Giordano 60-61

Bar San Callisto, piazza San Callisto. Terrasse où l’on rencontre toutes les classes sociales, Marcello y fait les mêmes prix depuis des années… Dépaysement garanti !

Antico Caffé del Brasile, Via dei Serpenti, 23

Café Trombetta, Via Marsala 46/48

N.b : La cafetière moka, devenue un objet design exposé dans des musées d’art moderne, est une cafetière à expresso pour cuisinière. Elle fut brevetée par Alfonso Bialetti sous le nom de Moka Express en 1933.

Films cultes tournés à Rome

On dit « voir Naples et mourir », cependant voici les films italiens que vous devez absolument avoir vu….
Ce ne sont que quelques sélections parmi les nombreux films réalisés à Rome.  Évidemment, il faut compter aussi Accatone, Fellini Roma, la Dolce vità, l’Eclipse, Quo vadis, Poveri ma belli, Le conformiste… Inutile de préciser qu’il vous faut les voir en V. O, Totò et Sordi doublés n’ont aucun sens !

Rome ville ouverte de Roberto Rossellini (1945)

Attention chef d’œuvre.  Se déroule pendant la seconde guerre mondiale, réalisé juste après la libération de Rome. Tourné au sein du quartier Pigneto, principalement dans les rues Casilina et Avellino. Le prêtre de l’église des lieux fut tué lors du bombardement d’août 1943.

Le Voleur de bicyclette de Vittorio De Sica (1948)

Un grand classique. Sortez vos mouchoirs…Lorsque le personnage principal cherche du travail, on reconnaît les derniers quartiers fascistes des années 35-40, situés entre la rue Salaria et Nomentana (Monte Sacro).

Vacances romaines de William Wyler (1953)

Merveilleuse qu’est cette scène où Audrey Hepbun, bernée par  Grégory Peck, croie réellement se faire happer la main par la bouche de la vérité ! Tourné au largo Torre argentina près du Panthéon et rue Policlinico où les ex-voto ont été retirés.

Un americano a Roma de Steno (1954)

Un américain à Rome, Alberto Sordi et ses maccheroni

Un américain à Rome, Alberto Sordi et ses maccheroni

Pour découvrir le comique préféré des romains, Alberto Sordi.  Sa filmographie est même placardée sur une maison du quartier populaire de Garbatella... Questa è la passione, si!  Il a été tourné au cœur de la ville, à via santa maria in monticelli.

Le Pigeon (I soliti ignoti) de Mario Monicelli (1958)

Comédie à l’italienne mythique avec Vittorio Gassman et Claudia Cardinale.  Vous y découvrirez Totò, grand comique adulé par les italiens. Tourné au sein du quartier populaire Testaccio.

Mamma Roma de Pier Paolo Pasolini (1962)

A voir afin de connaître les quartiers populaires des sixties à travers l’interprétation incomparable d’Anna Magnani. Elle est connue des romains pour être une « gattara » invétérée (la Brigitte Bardot des chats). Une partie du film a été tournée près de Saint Pierre, dans le quartier des années 20, Monte del Gallo.

Le Fanfaron (Il sorpasso) de Dino Risi (1962)

Film culte avec  Jean-Louis Trintignant et Vittorio  Gassman,  représentatif  du miracle  économique  des  années 1960. Gassman est tellement enjoué, difficile à croire que ce fut un grand dépressif…

Hier, aujourd’hui et demain (Ieri, oggi, domani) de Vittorio De Sica (1963) 

Avec Marcello Mastroianni et Sophia Loren. Oscar du meilleur film étranger, jeu de séduction et scénario original, mon préféré « in assoluto ». Dès que je passe place Navone, je ne peux penser aux scènes du film.

Une journée particulière d’Ettore Scola (1977)

Sophia Loren et Marcello Mastroianni en huis clos, pendant la Rome fasciste des années 30, qu’ajouter de plus ?

Des réalisateurs comme on en fait, plus, on se demande où sont passés tous ces bons cinéastes, heureusement un peu de renouveau avec :

Habemus Papam de Nanni Moretti (2011)

Avec Michel Piccoli.  Superbe clin d’œil lors de la scène des prêtres  qui jouent au volley, la cité du Vatican possède réellement une équipe de…football !

La Grande Bellezza de Paolo Sorrentino (2013)

Ceux qui ont regardé la série The Young Pope, ne seront pas dépaysés, c’est le style de Sorrentino. Ce napolitain dénonce la décadence de Rome tout en finesse, j’adore ! Rien que pour les scènes jouées dans des palais privés, c’est à voir !